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La Mauritanie


Grande comme deux fois la France, la République Islamique de Mauritanie borde l’Atlantique. Elle jouxte, au nord,  le Maroc ( Sahara occidental), l'Algérie, le Mali à l'est et au sud le Sénégal. Le Sahara recouvre les deux tiers du pays, et le désert avance depuis une vingtaine d’années. Le relief est surtout constitué de plaines arides au nord, de plateaux aux falaises abruptes au centre et de dunes sur le littoral. Seul le sud du pays, arrosé par le fleuve Sénégal, est verdoyant.

La Mauritanie avait compensé son retard en terme d'investissements et d'infrastructures consacrés au tourisme depuis les années 2000, et connu un boom des visites. Mais, à cause des attentats terroristes de la fin 2007 (qui ont provoqué l’annulation du rallye Dakar 2008), les recettes touristiques se sont effondrées. Depuis ces attaques, l’Organisation mondiale du tourisme a répété son soutien à Nouakchott, saluant la volonté des autorités de développer le secteur et rappelant son énorme potentiel.

En effet, la Mauritanie, c’est 750 kilomètres de plages de sable blanc ininterrompu, un Sahara vierge, deux parcs naturels classés au patrimoine mondial de l’Unesco pour leur flore et leur faune (nombreuses espèces protégées d’oiseaux du Banc d’Arguin), des villes historiques et religieuses comme Chinguetti, Ouadane, un passé préhistorique encore présent (peintures et gravures rupestres).


Population

Un peu plus de 3 millions d’habitants en 2007 pour 1 030 700 km² se caractérise par  une densité parmi les plus faibles du monde. 3 habitants au km², inégalement répartis. La persistance de la sécheresse et la désertification ont eu pour conséquence la sédentarisation et l’accélération de l’exode rural au profit de la capitale, Nouakchott. Le taux d'urbanisation est de 41%.


On distingue différentes ethnies :

Les populations de langue et culture maures (70% de la population) divisées en Maures blancs, beïdanes, descendants des conquérants arabo-berbères et les maures noirs, haratines, descendants d’esclaves.

Les négro-africains (30%) : halpoulars, soninkés, (ou sarakolés), les wolofs et les bambareas, agriculteurs et pasteurs qui vivent essentiellement dans la vallée du fleuve Sénégal.


Situation sociale et économique

Le PIB de 526 USD en 2004 classe la Mauritanie au 152ème rang des 175 pays évalués par l’ONU.

La Mauritanie, défavorisée par des conditions naturelles difficiles, est l’un des pays les plus pauvres du monde. 46,3% de la population vit au dessous du seuil de pauvreté (1 USD par jour !) notamment dans les zones rurales. Près de 40% de la population active est sans emploi.  Elle vit sous la contrainte récurrente de l’insécurité alimentaire. Elle doit importer de 65 à 80% de ses besoins en céréales, suivant les conditions de la récolte (sécheresse et criquets). L’élevage nomade représente 15% du PIB.

Son économie, peu diversifiée, repose principalement sur trois secteurs, qui la rendent dépendante des aléas des cours mondiaux : la pêche, l’exploitation du minerai de fer (qui contribue à environ 12% du PIB) et celle du pétrole depuis 2006.


Le taux de croissance n’a atteint que 1% en 2007 (6 % hors pétrole). Elle devrait s’élever à 4,5 % en 2008. La Mauritanie, comme de nombreux autres pays dans le monde, est durement affectée par l’envolée des prix des produits de première nécessité (inflation d’environ 7% en 2007) (source : France Diplomatie).


Plus de 45% de la population a moins de 15 ans. L’espérance de vie en 2006 est de 64 ans (source Banque mondiale). L’UNICEF rapporte des taux élevés de la mortalité maternelle – 1.200 femmes et filles meurent en Mauritanie chaque année du fait des complications liées à la grossesse. En outre, 24.000 femmes et filles souffrent de blessures ou d’infirmités en couches. La mortalité infantile est en 2009 de 63.42 pour 1000 enfants et la mortalité des enfants de moins de 5 ans est de 123 pour 1000 enfants  (source statistiques mondiales).


Les dépenses de santé par habitant est de 22 $ en 2008. On considère qu'il y a approximativement 0.1 médecin pour 1000 habitants (source statistiques mondiales).


La Mauritanie a été l’un des premiers pays africains à faire de la lutte contre la pauvreté une priorité. Des résultats encourageants ont été obtenus dans les secteurs de l’éducation et de l’accès à l’eau (67% de la population desservie), mais ils restent insuffisants.


Eléments d’histoire

Peuplement dès le Paléolithique


1042 Fondation de l’empire ALMORAVIDE par les tribus berbères


1400 Arrivée des tribus arabes, probablement originaires du YEMEN


1727/1778 Création des quatre EMIRATS par les chefs des tribus bédouines


1905 La Mauritanie devient territoire français


28/11/1960 Indépendance de la Mauritanie


12/1986 Premières élections municipales


12/7/1991 Adoption de la nouvelle constitution


24/11/992 Première élection Présidentielle au suffrage universel


Langues

L’arabe est la langue officielle. Les Maures parlent le Hassanya langue qui a intégré les dialectes berbères et l’arabe. Une minorité est berbérophone. Les négro-Mauritaniens parlent le poular, le soninké ou le wolof.


Religion

L’islam est la religion d’Etat. La liberté de culte est tolérée.


Nature du régime et Gouvernement

La Constitution de 1991 a proclamé la Mauritanie « République Islamique, Arabe et Africaine ». Elle a institué un système où le Président de la République, détenteur du pouvoir exécutif et élu au suffrage universel direct pour 6 ans, est assisté d’un Premier Ministre, ainsi que d’un Parlement bicaméral composé d’une Assemblée Nationale (79 membres élus pour 5 ans au suffrage universel direct) et d’un Sénat (56 membres élus pour 6 ans au suffrage indirect)

Le système légal se fonde à la fois sur la loi islamique (Charia) et le droit occidental. Des ordonnances sur les partis politiques et la liberté de la presse ont complété le processus de démocratisation.


Les divisions administratives

La Mauritanie est divisée en 13 wilayas (régions) avec à leur tête un gouverneur (Wali), 53 Moughataas (départements) dirigés par un Préfet (Hakem) et 208 communes.



Le climat


Le climat s'impose d'une façon tyrannique à tous les milieux, et donne à ce pays sa spécificité typiquement saharienne, dont l'aridité est la caractéristique dominante.


Trois saisons

Novembre à mars : saison “froide”, températures modérées le jour, fraîches à froides la nuit. C’est la saison des vents de sable.

Avril à juillet : saison chaude et sèche aux températures élevées durant laquelle l’harmattan souffle souvent (vent du Nord brûlant)

Août  à octobre : saison humide ou hivernage, pluies intermittentes sous forme de gros orages.


Les températures

La moyenne des températures dans la journée varie de 24° pendant la saison sèche (novembre/juillet) à 29° pendant l’hivernage (juillet/novembre).


La flore et la faune


La flore  -  “les arbres sont si courageux en Mauritanie” (Théodore Monod)


La végétation mauritanienne est pauvre dans son ensemble et essentiellement tributaire de la pluviométrie.

Après les premières pluies, on voit les dunes se couvrir de verdure qui fructifie et sèche en quelques jours. C’est “l’acheb” qui constitue un pâturage de choix pour le dromadaire et la petite faune sauvage.


Si la sécheresse a porté des atteintes sévères à la végétation, les attaques, comme l’indifférence de l’homme sur le milieu ont une action plus funeste encore, puisqu’elles sont permanentes. Le surpâturage en fait partie. Cette action, simultanée à la sécheresse, a entraîné la disparition d’une grande partie de la végétation arbustive et également l’appauvrissement des sols, déjà sujets aux atteintes permanentes de l’érosion éolienne.

Deux groupements végétaux se partagent ces immensités du Sahara :

- dans les régions ensablées : une graminée vivace, le ‘sbatt’.

- l’accacia tortilis raddiana, s’étend sur toute la dorsale Regueïbat et sur le Sahara Atlantique. C’est un bel arbre qui, le long de l’Atlantique, remonte jusque dans le sud Marocain.



La faune


La faune saharienne est limitée aux oiseaux, rongeurs, reptiles, insectes, araignées et scorpions. Lorsqu’apparaît un minimum de végétation, on rencontre des lièvres, parfois des gazelles, voire quelques très rares antilopes (oryx, addax). Les prédateurs comprennent des rapaces et des petits carnivores (fennec, chacal). Les dhars servent encore de refuge aux mouflons et à de nombreux damans. Une variété de crocodiliens de petite taille subsisterait encore dans quelques gueltas permanentes du Tagant, à Matmata. La faune sauvage a été la victime de la sécheresse et de la chasse.


Dans le secteur du Banc d’Arguin, la faune ornithologique est d’une richesse exceptionnelle. Plus de 108 espèces d’oiseaux y ont été recensés, venus d’Europe ou du Golfe de Guinée. Points de rencontre de courants marins, cette portion de la côte atlantique est l’une des régions les plus poissonneuses du globe. Dans une petite anse, au nord de la Baie de l’Étoile, vivent encore les phoques-moines, un des derniers groupes au monde.



Les animaux domestiques sont représentés par deux grandes familles de bovins et les camelés adaptés au désert. Quant aux ovins, et surtout aux caprins, leur rusticité leur permet d’être répartis sur l’ensemble du territoire.

Il existe deux races de bovins: le zébu maure (85%), à courtes cornes, de taille moyenne, dont le mâle est apte au portage; et le zébu peulh, à longues cornes et à la robe blanche, plus massif. Les caprins appartiennent aux races communes du Sahel.

Les ovins comprennent trois races: mouton blanc, mouton noir à poils longs, mouton marron-rouge. Les caprins sont cependant plus nombreux, omniprésents dans tout le désert chamelier, comme dans les habitations et rues de toutes les villes. Il en est de même pour l’âne. Le cheval se rencontre plutôt dans le Sud. Le dromadaire est surtout élevé de par la consommation de sa viande.

ATAR et l’ADRAR



















Atar aurait été fondée au XVIIème siècle, par une tribu "SMACIDE" qui, en quittant Chinguetti trouva à cet endroit , dans l'Adrar (chaîne montagneuse en langue berbère), une vallée fertile grâce à l'oued SEGUELIL.


Elle se trouve à proximité des "cités de la foi " et du "savoir " : Chinguetti et Ouadane et sur la route commerciale du sel dès le XVIIème siècle. Au XXème siècle, Atar a été la  dernière poche de résistance à la colonisation française par la résistance militaire très active des.



La Wilaya (région) de l’ADRAR couvre 235 000 km² soit 22,8% du territoire de la Mauritanie ou environ 40% de la France : elle comprend 4  Moughataas (préfectures)  situées au Nord-Est de Nouakchott : Atar, Chinguetti, Ouadane et Aoujeft.


En 1999 la population de l’ADRAR est estimée à 73 825 habitants. En 2004, la ville d’ATAR comptait 26 412 habitants dont 4 887 enfants de 0 à 6 ans.

Selon le dernier recensement (avant 2000), la mortalité infantile frappe 101 enfants pour 1000 naissances et l'espérance de vie n’est que de 51 ans.

C’est une population âgée, où les femmes sont majoritaires, les consultations prénatales ne touchent que 33% des besoins et la couverture vaccinale des enfants reste encore faible.

Le chômage touche 35% de la population active et la pauvreté affecte la moitié de la population. Elle est encore plus présente en milieu rural avec un taux de prés de 70 %.



L’ensemble de la wilaya appartient au climat désertique (pluviométrie : moins de 150mm/an) et même saharien (moins de 50mm/an.)

Les mois les plus « pluvieux » Août et Septembre correspondent à la mousson tropicale. La température moyenne annuelle de 27,8°C ( écart des températures : décembre :  12.5°(min) - juillet :  42°(max)).



L’élevage est limité à environ 150 000 camelins, et 60 000 petits ruminants (caprins). L’ADRAR compte 262 grara, « zones de cultures pluviales de bas fonds» totalisant une superficie de 4 530 hectares sur lesquels, quand la pluviométrie le permet sont pratiquées les cultures de sorgho, mil, niébé, pastèques. 53 oasis sont exploitées en palmier dattier (environ 40 000 ne produisant que 10 à 15kg/arbre) et permettent des cultures sous palmier : maraîchage, luzerne…


ATAR est un centre important de l'artisanat maure. La maroquinerie et l'orfèvrerie sont particulièrement réputées : coussins de cuir teintés et décorés, étuis à pipes, travail du cuivre et de l'argent.



L'activité touristique s'est développée, essentiellement par son aéroport,  avec l'arrivée 1 fois par semaine d’avions charter : 157 touristes en 1996, 12 000 en 2005 - 2006.  Malheureusement ce mouvement s’est brutalement interrompu depuis 2008 avec le classement de la Mauritanie comme secteur à risque, dont l'interruption du rallye Dakar a été une des conséquences alors qu'Atar en était une étape incontournable.

الجمهورية الإسلامية الموريطانية

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